Marmite, cocotte, faitout ou sauteuse en cuivre : quelle forme pour quel usage
La marmite en cuivre est un récipient de cuisson haut, à deux anses et à couvercle, fait pour les mijotés, les bouillons et les grandes quantités. BakırBul produit à Kahramanmaraş, en Turquie, des marmites, des cocottes, des sauteuses à couvercle et des casseroles à manche long en cuivre martelé, toutes étamées à l’intérieur.
Marmite, cocotte, faitout, sauteuse : les catalogues emploient ces mots presque au hasard, et un même objet change de nom d’un site à l’autre. Cette page les remet en ordre forme par forme, indique lesquelles nous fabriquons en cuivre turc et lesquelles ne sont pas dans notre gamme, puis aide à choisir le diamètre à partir du nombre de couverts.
Les questions générales — pourquoi le cuivre réagit si vite à la flamme, comment se passe la première utilisation, ce qui le distingue des maisons françaises — sont traitées sur notre page batterie de cuisine en cuivre. Ici, il n’est question que de la forme : hauteur de paroi, anses, couvercle et usage, pour la cuisine familiale comme pour la restauration et le traiteur.
Marmite, cocotte, faitout, sauteuse : quelles différences ?
Marmite, cocotte, faitout et sauteuse se distinguent par la hauteur de paroi, le nombre et le type d’anses, et la présence d’un couvercle. La marmite est haute et porte deux anses, la cocotte est ventrue avec un bord resserré, le faitout se situe entre les deux, et la sauteuse est basse et évasée pour réduire.
Le tableau ci-dessous résume les formes que l’on rencontre sous ces noms, avec leur équivalent dans le vocabulaire turc et notre réponse pour chacune. Les diamètres de la dernière colonne viennent des fiches techniques des pièces que nous proposons aujourd’hui ; ils décrivent une fourchette, du plus petit au plus grand, et non un état de stock.
| Forme | Hauteur de paroi | Anses | Couvercle | Usage | Équivalent turc | Dans notre gamme |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Marmite | Haute et droite, environ 8,5 à 13 cm | Deux anses latérales | Oui | Bouillons, légumineuses, riz en quantité, mijotés longs | Tencere (série dite « italienne ») | Oui, de 16 à 36 cm |
| Faitout | Moyenne | Deux anses | Oui | Cuissons à l’eau, ragoûts, usage polyvalent | Tencere | Oui, sous la forme de la marmite ou du plat bas |
| Cocotte | Corps ventru, bord resserré | Deux anses | Oui | Mijotés à l’étouffée, portions individuelles | Güveç | Oui, de 12 à 22 cm |
| Plat bas à deux anses | Basse, environ 7 à 8 cm | Deux anses | Oui | Légumes farcis, viandes en sauce, service à table | Karnıyarık tencere | Oui, de 16 à 36 cm |
| Sauteuse | Basse, bord évasé | Un manche dans la tradition française ; chez nous, deux courtes anses latérales | Oui | Faire revenir, réduire, servir | Kapaklı tava | Oui, de 18 à 27 cm |
| Casserole à manche long | Autour de 10 cm | Un manche long | Oui | Sauces, lait, riz en petite quantité | Tencere tek kulp | Oui, de 16 à 36 cm |
| Sahan | Peu profonde | Deux petites anses | Avec ou sans | Œufs, menemen, plats servis brûlants | Sahan, tava | Oui, sous le nom tava, de 14 à 27 cm |
| Cocotte ovale, daubière | Variable | Deux anses | Oui | Volaille, rôti ou poisson entiers | — | Pas dans notre gamme |
| Grand chaudron | Très haute | Anse en arceau ou deux anses | Variable | Grands volumes, distillation, fromagerie | Kazan | Pas dans notre gamme |
Deux lignes du tableau disent non, et c’est voulu. Celui qui cherche une cocotte ovale pour une volaille entière ou un chaudron de cent litres doit le lire ici, et non le découvrir après un échange de courriels. Les formes absentes sont reprises plus bas, avec ce qui peut, ou non, les remplacer.
Gardez aussi à l’esprit que les frontières restent floues : en France, une marmite basse et un faitout haut désignent souvent le même récipient, et le diamètre seul ne dit rien de la contenance. Les sections suivantes reprennent chaque forme une par une, puis le calcul des couverts.
Les photographies ci-dessous montrent des pièces de cuisson disponibles au moment de votre visite, marmites, casseroles, poêles, plaques et plats à four mêlés ; leurs fiches détaillées sont rédigées en turc.








Actuellement 134 pièces en stock, de 12 cm à 36 cm. D’autres tailles et finitions sont réalisées sur demande.
La marmite haute à deux anses
La marmite en cuivre à deux anses est la forme de travail pour les bouillons, les légumineuses, le riz et les mijotés en quantité. Celle que nous proposons a une paroi droite d’environ 8,5 à 13 cm selon le diamètre, deux anses rapportées et un couvercle, et elle existe de 16 à 36 cm.
Dans le vocabulaire turc, c’est la tencere la plus classique, que le métier désigne par le nom de série « italienne ». Sa paroi monte avec le diamètre : un peu plus de 8 cm sur les petits formats, environ 13 cm à partir de 26 cm. La contenance suit la même pente : les fiches indiquent environ 1,5 litre pour 16 cm, 2,75 litres pour 20 cm, 5 litres pour 24 cm et 6,5 litres pour 26 cm, mesurés à ras bord.
Une paroi haute ralentit l’évaporation. C’est exactement ce que l’on cherche pour un pot-au-feu, des pois chiches ou un riz pilaf qui finit de cuire dans sa propre vapeur, et exactement ce qui gêne quand il faut réduire une sauce. Pour réduire, la sauteuse ou le plat bas font mieux, parce qu’ils exposent davantage de surface à l’air.
Les deux anses répartissent le poids sur les deux mains. À 26 cm, une marmite remplie aux quatre cinquièmes dépasse déjà six kilogrammes avec son contenu, et ce poids doit passer du feu au plan de travail sans à-coup. C’est pourquoi, en cuisine collective, la marmite à deux anses reste la forme sûre pour les grands volumes.
Pour les tailles de 28 cm et plus, les fiches techniques n’indiquent pas toutes une contenance distincte. Nous la confirmons pièce par pièce dans le devis plutôt que de l’extrapoler à partir des petites tailles.
La cocotte ventrue : le güveç
La cocotte en cuivre, appelée güveç en turc, a un corps bombé, un bord resserré, deux anses et un couvercle qui retient l’humidité. Elle sert aux mijotés à l’étouffée et, en petit format, de récipient individuel qui passe du feu à la table. BakırBul la propose de 12 à 22 cm de diamètre.
Le güveç existe en deux familles. Les petits formats, de 12 à 14 cm, contiennent environ 450 à 850 ml : c’est la cocotte individuelle, celle d’un plat servi brûlant à chaque convive. Les formats moyens, de 18 à 22 cm, contiennent environ 2,2 à 3,4 litres et nourrissent une table de cinq à huit personnes.
Le bord resserré fait toute la forme. Il réduit l’ouverture par rapport au corps, donc la surface par laquelle la vapeur s’échappe, et le couvercle repose sur un diamètre plus petit, où il ferme mieux. Un ragoût, un tas kebabı ou des légumes à l’étouffée y cuisent avec très peu de liquide ajouté.
La tôle des cocottes est légère, autour d’un demi-millimètre sur la plupart des références. Elles chauffent vite et se portent facilement, ce qui en fait de bonnes pièces de service ; elles conviennent moins à un feu vif prolongé, qui réclame l’inertie d’une paroi plus épaisse. En salle, prévoyez un dessous de plat : la cocotte arrive à table aussi chaude que la flamme l’a laissée.
Les cocottes existent en cuivre rouge et, pour une partie d’entre elles, en finition nickelée à l’extérieur. Quelle que soit la teinte du corps, la surface intérieure de la cocotte reste étamée.
Le plat bas à deux anses : la karnıyarık tencere
Le plat bas à deux anses, que le métier turc appelle karnıyarık tencere, a une paroi de 7 à 8 cm, un grand fond et un couvercle. Il sert aux légumes farcis, aux viandes en sauce et aux plats que l’on sert dans la pièce même. BakırBul le propose de 16 à 36 cm de diamètre.
Le nom vient d’un plat d’aubergines farcies, et la forme en découle : les aubergines doivent tenir côte à côte, sur une seule couche, et cuire doucement dans peu de sauce. Il faut donc beaucoup de fond et peu de hauteur. En français, l’objet se situe entre le sautoir et le plat à mijoter ; certains le rangent sous le nom de faitout bas.
À diamètre égal, il contient nettement moins qu’une marmite haute : environ 2 litres contre 2,75 à 20 cm, 3 litres contre 5 à 24 cm. Il offre en revanche la même surface de fond, et c’est elle qui compte pour saisir des morceaux de viande ou faire dorer des légumes avant de couvrir.
Sa faible hauteur le rend agréable en salle : le contenu se voit, la pièce se pose au centre de la table et se sert à la louche. C’est une forme adaptée aux restaurants qui veulent servir dans le cuivre sans investir dans des cocottes individuelles. La tôle va d’environ 0,7 à 1 mm selon le diamètre.
La même forme existe aussi avec un manche long à la place des deux anses ; elle est décrite plus bas avec les casseroles à manche.
La sauteuse : chez nous, deux courtes anses et un couvercle
La sauteuse en cuivre est une pièce basse à bord évasé, faite pour faire revenir, réduire et servir. La sauteuse française classique a un manche ; celle de BakırBul, appelée kapaklı tava en turc, porte deux courtes anses latérales et un couvercle. Elle existe de 18 à 27 cm, pas en grands formats de collectivité.
Nous le disons franchement, parce qu’en France, le mot « sauteuse » désigne d’abord l’objet à manche : bord légèrement évasé, manche long, une main qui fait sauter le contenu. Notre pièce n’est pas celle-là. Ses deux anses courtes et son couvercle la rapprochent d’une poêle couverte que l’on porte à deux mains et que l’on pose sur la table.
Ce choix a ses avantages. Le couvercle permet de faire d’abord prendre couleur à des légumes, puis de finir la cuisson à couvert sans changer de récipient. Les anses courtes ne dépassent pas : la pièce se range sans encombrer une étagère et se sert sans qu’un manche gêne le voisin de table.
Sa tôle est plus fine que celle des marmites : la sauteuse Beyoğlu, autour de 0,6 à 0,7 mm. Elle réagit très vite à la flamme, ce qui est l’intérêt même d’une sauteuse, et elle ne doit jamais chauffer à vide. La conductivité thermique élevée du cuivre, à l’origine de cette réactivité, figure parmi les données publiées par la Copper Development Association (copper.org).
Pour la sauteuse à manche au sens strict, la forme la plus proche dans notre gamme est la casserole à manche long décrite ci-dessous : plus haute, mais tenue d’une seule main.
Le sahan est, en Turquie, le plat peu profond à deux petites anses dans lequel on sert les œufs ou une menemen. Dans notre gamme, il correspond à nos poêles basses à deux anses (tava), de 14 à 27 cm, avec ou sans couvercle.
La casserole à manche long
La casserole en cuivre à manche long, tencere tek kulp en turc, se tient d’une main pour les sauces, le lait et le riz en petite quantité. BakırBul la propose de 16 à 36 cm, avec couvercle et une paroi d’environ 10 cm. Pour porter une casserole pleine de grand diamètre, deux anses restent plus sûres.
Le manche est la raison d’être de cette forme : on retire la casserole du feu en une seconde quand une sauce épaissit trop vite, on la penche pour verser sans chercher une manique pour une seconde anse. C’est là que le cuivre montre son avantage le plus net, puisque le fond rend la chaleur aussi vite qu’il la prend.
Dans notre gamme, la casserole à manche reprend pour l’essentiel le corps du plat bas, avec un manche métallique fixé au corps par brasure. La tôle est le plus souvent de 0,8 mm : assez épaisse pour que le fond ne se déforme pas, assez légère pour que la pièce se mène d’une seule main.
Les grands diamètres à manche existent, mais ils ont un usage précis : cuire sur une grande surface et peu de hauteur, sans transvaser. Pour porter cinq litres de bouillon d’un poste à l’autre, prenez deux anses ; un poignet seul n’est pas fait pour cela, même si le manche tient.
Cocotte ovale et grand chaudron : ce qui n’est pas dans notre gamme
Deux formes recherchées en français ne sont pas dans la gamme de cuivre BakırBul : la cocotte ovale ou daubière, et le grand chaudron de plusieurs dizaines de litres. Pour la première, une forme ronde existante peut parfois servir ; une fabrication spécifique se discute au cas par cas, sans engagement préalable.
La cocotte ovale, ou daubière, sert à cuire une volaille, un rôti ou un poisson entiers. Nos pièces de cuisson sont rondes, car la cuisine dont elles viennent mijote plutôt la viande en morceaux. Un grand plat bas convient à un rôti qui tient dans un cercle ; pour un poisson entier, aucune de nos formes ne convient vraiment.
Le grand chaudron — cent litres et plus, pour la distillation, la fromagerie ou les grandes tablées de fête — n’est pas non plus dans notre gamme. Nos marmites s’arrêtent à 36 cm de diamètre. Nous préférons l’écrire ici plutôt que de laisser croire, par le seul mot « chaudron », à une capacité que nous n’offrons pas.
Une forme absente peut faire l’objet d’une demande de fabrication spécifique par l’atelier partenaire : il faut alors un dessin ou une pièce de référence, les dimensions et une quantité approximative. C’est une question que nous étudions au cas par cas, pas une promesse ; un nouvel outillage et un échantillon validé précèdent toute série.
Quel diamètre pour combien de couverts ?
Le diamètre d’une marmite en cuivre ne suffit pas pour compter les couverts, car la contenance dépend aussi de la hauteur. Pour un plat mijoté, on compte en pratique 300 à 400 ml par personne, et l’on ne remplit qu’aux quatre cinquièmes. Le tableau croise diamètre, forme et contenance relevée sur nos fiches.
La règle des 300 à 400 ml par personne est une habitude de cuisine, pas une mesure : elle vaut pour un plat principal mijoté, moins pour une garniture de riz, davantage pour une soupe servie comme plat unique. Le tableau retient 350 ml et un remplissage à 80 % de la contenance à ras bord, parce qu’une marmite pleine jusqu’au bord déborde dès l’ébullition.
| Diamètre | Forme | Contenance à ras bord (fiche) | Volume utile (80 %) | Couverts, plat mijoté |
|---|---|---|---|---|
| 12 cm | Cocotte individuelle | 450 ml | 360 ml | 1 |
| 14 cm | Cocotte individuelle | 850 ml | 680 ml | 2 |
| 16 cm | Marmite haute | 1,5 l | 1,2 l | 3 |
| 18 cm | Cocotte | 2,2 l | 1,76 l | 5 |
| 20 cm | Plat bas | 2 l | 1,6 l | 4 à 5 |
| 20 cm | Marmite haute | 2,75 l | 2,2 l | 6 |
| 22 cm | Marmite haute | 4 l | 3,2 l | 9 |
| 24 cm | Plat bas | 3 l | 2,4 l | 7 |
| 24 cm | Marmite haute | 5 l | 4 l | 11 |
| 26 cm | Marmite haute | 6,5 l | 5,2 l | 14 à 15 |
| 28 cm | Plat bas | 4,25 l | 3,4 l | 9 à 10 |
| 32 cm | Plat bas | 5,7 l | 4,56 l | 13 |
Deux lectures du tableau méritent attention. À 24 cm, la marmite haute nourrit environ une fois et demie plus de convives que le plat bas du même diamètre : c’est la hauteur qui fait la différence. Et une cocotte individuelle de 12 cm sert une portion, pas deux, même si elle paraît généreuse à vide.
Pour un service de restaurant, raisonnez par fournée : combien de portions sortent d’un même récipient avant qu’il faille relancer une cuisson ? Pour un traiteur, raisonnez par transport : une marmite de 26 cm pleine reste portable à deux mains, au-delà on remplit souvent sur place. Indiquez-nous le plat et le nombre de couverts ; nous en déduisons la taille plus sûrement qu’à partir d’un diamètre.
Couvercle en cuivre ou sans couvercle ?
Le couvercle d’une marmite en cuivre se justifie pour tout ce qui mijote, cuit à l’étouffée ou gonfle dans sa vapeur, comme le riz. Il reste de côté pour réduire, saisir et caraméliser. Les formes présentées ici sont proposées avec leur couvercle ; un couvercle de rechange se demande avec le diamètre intérieur au bord.
Un couvercle qui repose bien renvoie la vapeur condensée dans le plat : le mijoté garde son jus et demande moins de liquide. Un couvercle qui bâille d’un côté laisse sécher le contenu de ce côté-là. Sur une pièce martelée à la main, un très léger défaut de rondeur entre couvercle et bord est normal ; un jour visible ne l’est pas, et c’est un point que nous contrôlons avant l’expédition.
Le couvercle assorti a aussi un intérêt en salle : posé sur une cocotte ou un plat bas, il garde la chaleur et fait l’effet d’une cloche que l’on soulève devant le client. En cuisine, il chauffe autant que le corps ; prévoyez un torchon ou une manique pour le bouton.
Si vous équipez une cuisine professionnelle, commandez des couvercles de rechange avec le premier lot. Un couvercle se tord ou se perd plus vite qu’un corps, et une pièce produite avec le lot s’ajuste mieux qu’un couvercle refait un an plus tard sur un diamètre approximatif.
Épaisseur de tôle : elle change selon la forme
L’épaisseur de tôle varie nettement d’une forme de cuivre à l’autre dans notre gamme : autour d’un demi-millimètre pour la plupart des cocottes, 0,6 à 0,7 mm pour la sauteuse Beyoğlu, 0,7 à 1 mm pour le plat bas et 0,8 à 1 mm pour la marmite haute. La fiche de chaque pièce précise sa valeur.
La raison tient à l’usage. Une cocotte individuelle doit chauffer vite et se porter facilement jusqu’à la table ; une tôle légère lui convient. Une grande marmite reçoit plusieurs litres de liquide froid ou de viande sortie de la chambre froide : une tôle plus épaisse garde mieux sa chaleur à ce moment-là et se déforme moins sous le poids.
L’épaisseur annoncée est celle de la feuille avant mise en forme. Au martelage et dans les arrondis, le métal s’amincit un peu ; il reste plus épais au centre du fond. Si un usage précis exige une épaisseur précise, écrivez-le dans la demande : nous vérifions pour la forme concernée si une autre tôle est possible.
Retenez aussi qu’une même forme peut exister en tôles différentes selon la série, et que deux marmites de même diamètre ne pèsent pas forcément le même poids. Comparer deux offres sans comparer l’épaisseur revient à comparer deux photographies.
Une marmite en cuivre sur induction ?
Une marmite en cuivre ne fonctionne pas sur une plaque à induction, et c’est vrai aussi de la cocotte, de la sauteuse et de la casserole à manche. Le cuivre n’est pas ferromagnétique, la plaque ne détecte pas le récipient. Seul un disque adaptateur en acier permet d’y cuisiner, au prix de la réactivité.
La réponse ne dépend ni du diamètre, ni de l’épaisseur, ni de la forme : aucune de nos pièces de cuisson n’a de fond magnétique rapporté. Posée sur une table à induction, la marmite reste froide et la plaque signale l’absence de récipient.
Le disque adaptateur, glissé entre la plaque et la marmite, chauffe à sa place et transmet la chaleur au cuivre. Cela fonctionne, mais plus lentement, et la pièce perd ce qui fait son intérêt : la réaction immédiate quand on baisse le feu. La physique, le test à l’aimant et le choix d’un disque sont détaillés sur notre page cuivre et induction.
Sur le gaz, ces formes sont dans leur élément, à condition que la flamme reste sous le fond et ne lèche pas la paroi. Sur une plaque électrique en fonte ou en vitrocéramique, elles chauffent par contact, ce qui demande un fond bien plan ; une pièce martelée peut présenter un léger galbe, à vérifier à froid avant la première cuisson. Si votre cuisine est entièrement équipée en induction, dites-le avant le devis : nous vous orienterons vers des pièces de service qui ne passent pas sur le feu.
Marmite et confiture : pourquoi nos pièces ne remplacent pas la bassine
La marmite en cuivre étamé ne remplace pas la bassine à confiture traditionnelle. Cette bassine est en cuivre non étamé, volontairement, et sa forme large favorise l’évaporation. Les marmites, cocottes et sauteuses BakırBul sont toutes étamées à l’intérieur : elles ne sont pas faites pour cuire une confiture à la française.
La question se pose souvent pour la confiture, et elle mérite une réponse nette. La bassine à confiture française est large, évasée, sans couvercle et en cuivre nu à l’intérieur ; le contact du sucre et des fruits avec le métal fait partie de la tradition de ce récipient. Une marmite étamée en diffère sur les deux points qui comptent : sa surface intérieure est en étain et sa forme est haute, donc l’évaporation y est lente.
Il y a aussi une question de chaleur. Un sucre qui attache au fond chauffe localement bien plus que le reste du contenu, et la doublure en étain supporte mal ce point chaud, alors que la bassine non étamée n’a pas cette fragilité. Une confiture réussie demande justement une ébullition vive et prolongée, l’usage le moins favorable pour une pièce étamée.
Nous ne fabriquons pas de bassine non étamée, et aucune de nos marmites ne sort sans étamage, même sur demande. Si votre projet est une gamme pour confituriers, adressez-vous à un fabricant spécialisé dans la bassine traditionnelle ; pour des compotes ou des fruits pochés sans longue réduction, une marmite étamée convient, à condition de transvaser le contenu en fin de cuisson.
Pourquoi l’intérieur est étamé, même sur demande
L’intérieur d’une marmite en cuivre est étamé pour que les aliments touchent l’étain et non le cuivre nu, qui réagit avec l’acidité et le sel. BakırBul ne livre aucune pièce de cuisson sans étamage, même sur demande. La seule contrainte de l’étain est la chaleur : il fond vers 232 °C.
Une sauce tomate, un ragoût au vin, des légumes au citron : la plupart des mijotés sont acides, et c’est précisément le contenu d’une marmite. Le cuivre nu, au contact prolongé de ces aliments, cède du métal au plat. La couche d’étain sépare les deux. Ce n’est pas une option de finition dans nos devis, c’est la condition pour qu’une marmite serve à cuisiner.
Le point de fusion de l’étain est de 231,93 °C selon la base de données PubChem des National Institutes of Health américains (PubChem, fiche de l’étain). Tant qu’il y a du liquide ou de la matière grasse dans la marmite, le fond reste loin de cette valeur. Le risque est la chauffe à vide : une marmite vide sur un feu vif peut franchir ce seuil rapidement.
L’étain s’use avec le temps et se refait : un étameur dépose une nouvelle couche sur l’intérieur de la casserole et la pièce reprend du service. Pour une cuisine professionnelle, c’est un coût d’entretien à prévoir dès l’achat. Les signes d’usure et le soin quotidien de l’intérieur sont décrits sur notre page entretenir le cuivre.
Tencere, güveç, tava, sahan : le vocabulaire turc
Le vocabulaire turc des récipients en cuivre ne se calque pas mot pour mot sur le français. Tencere désigne toute marmite ou casserole, güveç la cocotte ventrue, tava la poêle et kapaklı tava la poêle à couvercle, que nous rapprochons de la sauteuse. Sahan nomme un petit plat de service à deux anses.
Ces noms comptent dès que vous lisez une fiche technique, un bon de livraison ou une étiquette venue de Turquie : le nom turc y figure, suivi d’un numéro de taille et du diamètre. Le numéro n’est pas une mesure ; c’est le rang de la taille dans une série, et deux séries différentes ne donnent pas le même diamètre au même numéro.
- Tencere — marmite ou faitout à deux anses ; le mot seul ne précise ni la hauteur ni la prise.
- Tencere tek kulp — littéralement « marmite à une seule anse » : la casserole à manche long.
- Karnıyarık tencere — le plat bas à deux anses, nommé d’après le plat d’aubergines farcies.
- Güveç — la cocotte ventrue ; le même mot désigne aussi, en Turquie, les cocottes en terre cuite.
- Tava — la poêle ; kapaklı tava — la poêle à couvercle, notre sauteuse.
- Sahan — le plat peu profond à deux petites anses ; chez nous, les poêles basses à deux anses (tava), de 14 à 27 cm.
- Kazan — le grand chaudron ; pas dans notre gamme.
Si vous écrivez votre demande en français, nous faisons la correspondance et joignons une photo à chaque ligne du devis. En cas de doute, une image de la forme recherchée vaut mieux qu’un nom, dans une langue comme dans l’autre.
En cuisine professionnelle : quelle forme pour quel poste
En cuisine professionnelle, la marmite en cuivre à deux anses sert la production et le transport des volumes, la casserole à manche le poste sauce, la cocotte et le plat bas le service en salle. Une cuisine peut combiner ces formes et garder l’inox pour les cuissons à feu vif et le lavage en machine.
Au poste sauce, chaque seconde compte : la casserole à manche se retire du feu d’une main, se goûte et se verse sans quitter le poste. En préparation et en banquet, la logique s’inverse : on porte, on transvase, on maintient au chaud, et deux anses tiennent un récipient plein bien plus sûrement qu’un manche. Les marmites à deux anses se rangent aussi plus serrées, sans manche qui dépasse.
En salle, la cocotte individuelle et le plat bas jouent un autre rôle : le plat arrive dans la pièce où il a cuit et il reste chaud à table. Pour un traiteur ou un buffet d’hôtel, c’est souvent cet usage qui justifie le cuivre, davantage que la cuisson elle-même.
La contrainte à budgéter reste la même pour toutes les formes : lavage à la main, jamais de lave-vaisselle, et réétamage périodique des pièces les plus sollicitées. Si votre brigade ne peut pas absorber cet entretien, réservez le cuivre au service et à quelques postes précis ; nous préférons le dire avant la commande qu’après.
Contact alimentaire : le cadre européen
Les marmites et cocottes en cuivre relèvent, dans l’Union européenne, du règlement (CE) n° 1935/2004 sur les matériaux au contact des denrées alimentaires. Pour les métaux, la référence technique est le guide du Conseil de l’Europe publié par l’EDQM. BakırBul ne détient pas de rapport d’essai de migration pour ces pièces.
Le règlement pose un principe général : un matériau ne doit pas transmettre à l’aliment ses constituants dans des quantités dangereuses, ni en modifier la composition ou le goût de façon inacceptable. Le texte se consulte sur EUR-Lex. Aucune mesure européenne spécifique ne fixe aujourd’hui de limites propres aux métaux et alliages.
En pratique, les autorités s’appuient sur le guide technique de l’EDQM consacré aux métaux et alliages au contact des aliments (EDQM, matériaux au contact des aliments). Il traite séparément le cuivre et l’étain, ce qui rejoint la logique de construction d’une marmite étamée : le corps conduit la chaleur, la doublure touche l’aliment.
Nous n’écrivons ni « certifié », ni « approuvé » sur ces marmites : aucun document de ce type n’existe à notre nom pour elles. Une centrale d’achat ou un groupe de restauration qui exige un rapport de laboratoire doit le signaler dès la demande. Un tel essai vise une référence précise, se paie et prend du temps ; mieux vaut le prévoir avant de lancer la série qu’à l’arrivée des cartons.
Comment nous produisons marmites et cocottes
BakırBul fabrique ses marmites, cocottes et sauteuses à Kahramanmaraş, en Turquie, avec un atelier de dinanderie partenaire : nous fixons la forme, le diamètre et la tôle, l’atelier met la pièce en forme et la martèle, puis nous vérifions l’étamage intérieur, la fixation des anses et l’ajustement du couvercle avant expédition.
La feuille de cuivre est découpée, mise en forme et martelée à la main, puis les anses ou le manche sont fixés au corps et l’intérieur est étamé. Ces gestes laissent de petites variations d’une pièce à l’autre : un grain de martelage, quelques millimètres de hauteur. Pour la teinte et l’aspect extérieur, un échantillon validé sert de référence aux lots suivants.
Ce partenariat permet de produire à la commande une taille ou une variante qui n’est pas dans la gamme courante : une paroi plus haute, un autre type d’anse, une série gravée à votre marque. Deux limites valent dans tous les cas : aucune pièce de cuisson ne quitte la production sans étamage intérieur, et nous ne reproduisons pas le modèle déposé d’un autre fabricant.
Le contrôle avant expédition porte sur ce qui compte à l’usage : la continuité de l’étain, la tenue des anses ou du manche, l’ajustement du couvercle et le calage dans le carton. Nous vous invitons à vérifier la même liste à réception de l’échantillon, qui est facturé.
Préparer une demande de devis pour des marmites
Une demande de devis pour des marmites en cuivre tient en quelques lignes : la forme, le diamètre ou la contenance, la quantité par taille et le pays de livraison. Ajoutez le type de feu, le besoin de couvercles de rechange et l’usage prévu. BakırBul ne publie pas de minimum chiffré, car le seuil dépend de la pièce.
- Forme : marmite haute, cocotte, plat bas, sauteuse à couvercle ou casserole à manche — une photo aide toujours.
- Taille : diamètre, contenance, ou simplement le plat et le nombre de couverts.
- Quantité : une fourchette par forme et par taille suffit pour un premier chiffrage.
- Feu : gaz, électrique, vitrocéramique ou induction ; pour l’induction, nous vous dirons d’emblée que le cuivre ne chauffe pas sans disque adaptateur.
- Usage : cuisine, service en salle ou revente en boutique ; la finition et l’emballage en dépendent.
- Pays de livraison et calendrier souhaité : les documents d’exportation se préparent côté turc, en tant que service chiffré dans le devis ; le transport est organisé par votre transitaire et la déclaration à l’arrivée reste à l’importateur.
Aucun minimum unique n’est affiché, parce qu’une marmite déjà produite en série ne se chiffre pas comme une taille fabriquée à la commande. Un échantillon payant précède en général une première commande : il permet de juger le poids, le martelage et l’ajustement du couvercle avant d’engager une série. Les étapes de l’importation sont décrites sur importer du cuivre de Turquie, et le fonctionnement d’une commande de marmites et d’autres pièces de cuisine en volume sur la page cuivre turc en gros.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une marmite, une cocotte, un faitout et une sauteuse ?
La marmite est haute, à paroi droite, avec deux anses et un couvercle, pour les bouillons et les grandes quantités. La cocotte est ventrue, avec un bord resserré qui retient la vapeur. Le faitout désigne une hauteur intermédiaire. La sauteuse est basse et évasée pour faire revenir et réduire ; la nôtre porte deux courtes anses et un couvercle.
Comment s’appellent ces formes en turc ?
La marmite et la casserole s’appellent tencere ; avec un manche long, tencere tek kulp. Le plat bas à deux anses est la karnıyarık tencere, la cocotte ventrue le güveç, la poêle la tava, et la poêle à couvercle, proche de notre sauteuse, la kapaklı tava. Le sahan, plat peu profond à deux petites anses, correspond chez nous aux poêles basses à deux anses (tava), de 14 à 27 cm.
Quel diamètre de marmite pour combien de couverts ?
Comptez environ 350 ml de plat mijoté par personne et un remplissage aux quatre cinquièmes. Une marmite haute de 20 cm sert ainsi six couverts, une de 24 cm environ onze, une de 26 cm quatorze à quinze. À diamètre égal, le plat bas sert nettement moins de convives, parce qu’il est moins haut.
Peut-on faire de la confiture dans une marmite en cuivre étamé ?
Ce n’est pas son usage. La bassine à confiture traditionnelle est en cuivre non étamé, large et évasée ; nos marmites sont étamées à l’intérieur et hautes, et elles ne la remplacent pas. Une ébullition de sucre longue et vive fatigue la doublure en étain. Pour des compotes ou des fruits pochés, une marmite étamée convient.
Une marmite en cuivre va-t-elle sur induction ?
Non. Le cuivre n’est pas ferromagnétique : la plaque à induction ne détecte pas la marmite, qui reste froide. Il en va de même pour la cocotte, la sauteuse et la casserole à manche. Un disque adaptateur en acier posé entre la plaque et la pièce permet de cuisiner, mais la réactivité du cuivre se perd en grande partie.
Couvercle en cuivre ou sans couvercle ?
Le couvercle sert pour mijoter, cuire à l’étouffée et faire gonfler le riz dans sa vapeur ; on le retire pour réduire, saisir ou caraméliser. Les marmites, cocottes, plats bas, sauteuses et casseroles à manche présentés ici sont proposés avec leur couvercle. Un couvercle de rechange se demande avec le diamètre intérieur mesuré au bord.
Proposez-vous une cocotte ovale ou un grand chaudron en cuivre ?
Non, ces deux formes ne sont pas dans notre gamme. Nos pièces de cuisson sont rondes et s’arrêtent à 36 cm de diamètre ; nous ne proposons ni daubière ovale ni chaudron de grande contenance. Une fabrication spécifique peut se demander avec un dessin et des dimensions, mais elle s’étudie au cas par cas, sans promesse préalable.
Une sauteuse en cuivre a-t-elle un manche ?
Dans la tradition française, oui : un manche long qui permet de faire sauter le contenu. Notre sauteuse, la kapaklı tava turque, est différente : elle porte deux courtes anses latérales et un couvercle, de 18 à 27 cm. Pour une prise à une main, la forme la plus proche chez nous est la casserole à manche long.
Peut-on obtenir une marmite non étamée ?
Non, même sur demande. Toute pièce de cuisson quitte la production avec un intérieur étamé, parce que le cuivre nu réagit avec les aliments acides et salés. Seules des pièces décoratives, qui ne sont pas destinées au contact alimentaire, restent sans doublure. L’étain s’use avec le temps et se refait chez un étameur.
Comment commander des marmites pour une cuisine professionnelle ?
Envoyez une liste : forme, diamètre ou contenance, quantité par taille, type de feu, couvercles de rechange éventuels et pays de livraison. Aucun seuil unique n’est publié, car il varie d’une forme et d’une taille à l’autre. Un échantillon payant permet de juger poids, martelage et couvercle ; un rapport de laboratoire éventuel se signale dès la demande.
Dernière mise à jour : 20 octobre 2026
